L'été dernier, je suis parti faire un tour sur la côte Est de l'Australie, de Brisbane et Moreton Island au Queensland, à Sydney en Nouvelle-Galles du Sud.
Voici un petit apperçu de ce que j'y ai vu!
On commence par Sydney, la plus importante ville du pays, avec 4.5 millions d'habitants.
On continue avec Moreton Island, une immense île de sanle sitée à 50km au nord de Brisbane
Voici un petit apperçu de Brisbane, capitale du Queensland. La ville fut fondée sur les berges de la rivière éponyme en 1824 par un soldat écossais. Connue pour avoir été le quartier général de Douglas MacArthur pendant la seconde guerre mondiale Brisbane est aujourd'hui une cité moderne et active, à la fois grand port marchand, et pole étudiant avec l'université du Queensland, une véritable ville dans la ville. Il est agréable et très pratique de se déplacer avec le métro local, le CityCat, un catamaran se déplaçant à près de 50 km/h et qui relie les points importants de la ville en quelques minutes.
On termine avec un petit road trip sur la gold coast
mardi, juillet 17, 2007
vendredi, mai 11, 2007
lundi, avril 09, 2007
Mon petit tour de Singapour
Juillet 2006, il y a déjà quelques mois, je m'embarquai avec mon sac à dos pour un voyage vers Singapour, puis l'Australie. Singapour est à la fois une société multiculturelle impressionnante à majorité chinoise où se cotoient dans un calme apparement complet musulmans, boudhistes, chrétiens, indous...mais aussi un carrefour économique incontournable avec son port, le deuxième au monde, ses banques, et son industrie informatique et ses hautes technologies parmis les plus inovantes au monde.
Avec peu de ressources naturelles, une densité extrême (6751 hab/km², la deuxième après Monaco), et des conflits interéthniques à l'aube de l'indépendance en 1965, Singapour a misé sur le commerce et la technologie pour s'affirmer comme un modèle d'économie de marché stable et exempte de corruption.
Avec peu de ressources naturelles, une densité extrême (6751 hab/km², la deuxième après Monaco), et des conflits interéthniques à l'aube de l'indépendance en 1965, Singapour a misé sur le commerce et la technologie pour s'affirmer comme un modèle d'économie de marché stable et exempte de corruption.
vendredi, avril 06, 2007
Tournoi de hockey interfacultaire
Il s'est tenu en ce début Avril un tournoi de hockey interfacultaire à la patinoire du CEPSUM. Depuis longtemps déjà nous avions noté cette date dans nos agendas, nous allions nous y présenter pour représenter l'AECSP (l'asso des cycles sup de poly). Au menu, fac d'histoire, de physique et de sciences politiques dans notre poule.
Depuis le choix des numéros et du logo AECSP, et avec l'arrivée des chandails, les parties préparatoires où nous n'avons finalement jamais pu jouer une seule fois tous ensemble avant le tournoi, l'envie de s'amuser sur la glace tout en voulant bien figurer en match montait en moi. Au final notre fiche est de deux défaites et un nul, pas glorieux bien sûr, mais nous avons plutôt bien fait avant de s'incliner lourdement lors du dernier match.
Voici quelques photos prises lors de nos trois matchs, je porte mon bien aimé numéro 51!
Depuis le choix des numéros et du logo AECSP, et avec l'arrivée des chandails, les parties préparatoires où nous n'avons finalement jamais pu jouer une seule fois tous ensemble avant le tournoi, l'envie de s'amuser sur la glace tout en voulant bien figurer en match montait en moi. Au final notre fiche est de deux défaites et un nul, pas glorieux bien sûr, mais nous avons plutôt bien fait avant de s'incliner lourdement lors du dernier match.
Voici quelques photos prises lors de nos trois matchs, je porte mon bien aimé numéro 51!

Dernières recommandations et cri de guerre avant de débuter le tournoi

Il ne faut pas oublier les échauffements

Une petite photo souvenir avant la première "game"

L'engagement au centre de la glace ne va pas tarder

On voit ici Jan, mon coloc tchéque, notre meilleur défenseur, et moi, en train de sauter sur la glace pour prendre mon "shift"

Nos adversaires essayent de dégager la rondelle hors de leur zone tandis que nous nous efforçons de leur mettre la pression

Même si certains petits coups sont donnés pendant la partie, on se sert la main une fois le temps réglementaire écoulé.
Notre équipe de choc!
Les colocs d'Appleton (depuis la gauche), Clément , moi et Jan
mardi, avril 03, 2007
Quel héros suis-je?
| J'aurai préféré Luke Skywalker ou Superman, mais Indy c'est pas si mal! | |
| Indiana Jones : 82% Tu aimes l'aventure, et détestes le quotidien. | |
| Forrest Gump : 75% | |
| James Bond : 74% | |
| Maximus (Gladiator) : 74% | |
| Hannibal Lecter : 74% | |
| Néo (Matrix) : 73% | |
| Jim Levenstein (American Pie) : 72% | |
| Batman / Bruce Wayne : 70% | |
| Yoda (Star Wars) : 68% | |
| Eric Draven (The Crow) : 68% | |
| Schrek : 66% | |
| Tony Montana (Scarface) : 63% |

Quel héros de film es-tu ?
samedi, février 03, 2007
Mon petit tour du Chili
Je suis parti le 28 décembre dernier pour un tour du Chili en sac à dos, j'en reviens plein de souvenirs, de paysages, de rencontres mais aussi de petites galères parfois! Je vous laisse découvrir ce petit montage photo en musique.
Santiago
J'arrive à Santiago du Chili en provenance de Paris CDG le jeudi 28 décembre par une belle journée et un vol de 14h. J'avais lu que l'influence allemande était très importante, et on la ressent dès l'aéroport vu le nombre de touristes allemenands. A la sortie je prend le bus local, pratique et pas cher, direction le centre ville. Là, je ne perd pas une seconde, toute une ville à découvrir! Je commence par une ballade dans le centre historique, la Plazza de Arma avec ses joueurs d'échec, ses vendeurs de fleurs et son sapin de Noel géant. La grande statue de cavalier représente Pedro de Valdivia, le conquistador qui a fondé santiago ainsi que de nombreuses autres villes au Chili.
J'enchaine ensuite avec la cathédrale, le Museo historico nacional où l'on trouve pelle-mele une comparaison entre les armes des espagnols et des indiens, l'ancêtre du sac de couchage en cuir, de belles peintures, des maquettes etc...
Je continue ma promenade avec l'ex Congreso national, le tribunal de justice, la plus haute juridiction de l'Etat, où les policiers sont très aimables avec moi et me gardent mes bagages pendant ma visite. Le plus beau musée est sans nul doute le Museo de arte précolombiano, qui retrace toutes les cultures indiennes d'amérique centrale et du sud à grand renfort de statues, objets de culte, poteries, on peut y voir des momies minuscules, les plus vieilles du monde, 2000 ans avant celles d'Egypte. L'empire Inca est aussi évoqué, en particulier avec des objets du jeu de balle, au cours duquel l'équipe perdante était...décapitée. Une salle plus obscure permet de voir des casques de guerre indiens, c'est comme dans Tintin et le temple du soleil.
Le tristement célèbre palais de la Moneda est fermée au public, un fou a voulu se baigner dans la fontaine, la sécurité est imposante.
Le long du parque forestal, petite pause et recherche d'une auberge de jeunesse sur mon guide, il y en a une pas trop loin, et près d'une station de métro, le gérant est sympatique, il me paye d'ailleurs un coup à boire pendant que je lui raconte ce que je fais et où je projette d'aller. Il me conseille d'aller acheter des billets tout de suite si je veux aller à Valparaiso, la région accueille des millions de visiteurs pour les festivités du nouvel an, mais il parait qu'il faut vraiment voir ça. Je me rends à la gare centrale en métro, j'achete un billet, pas évident de se faire comprendre quand on parle pas l'espagnol.
Je vais ensuite me ballader dans le quartier Bellavista, très vivant et plein de jeunes à des terrasses de café. C'est dans ce cadre que Pablo Neruda a établi sa maison de ville, la Chascogna. Visite géniale, le guide parle toutes les langues, il est vraiment dynamique et a une grande passion pour Neruda.
Après 40 minutes ed visite je pars pour le cerro san Cristobal (le saint patron des voyageurs!), une sorte de montagne dans la ville, on y trouve un zoo, une piscine, des chemins de ballades. C'est en fait le plus grand parc urbain du monde (trois fois central Park à NY). On y accède en funiculaire, le panorama en haut est superbe, la descente en téléphérique par l'autre flanc réserve aussi de beaux points de vue. Des sportifs montent et descendent le cerra à vélo, certains le tentent en trotinettes sans guidon, très instable comme engin.
Je me retrouve dans le quartier Providencia, le quartier riche, avec des rues propres et ombragées, tout le monde se ballade avec un ou plusieurs chiens. Je termine dans un resto très sympa, j'ai bien mérité un bon repas après cette journée.
Retour à l'auberge vers minuit, il fait très chaud, pas de ventilateur, la nuit va être dure.
Je suis levé vers 9h le lendemain, une douche, les infos sur internet et c'est parti! Je me promène dans le cerro Santa Lucia et les environs, au mercado central, super ambiance, je prends un bon repas chez Donde Augusto, saumon grillé et salade chilienne, avec une bonne bière de Punta Arenas, des chanteurs reprennent les standards chiliens avec la guitarre. L'après midi je fais le tour du museo ferro, où l'on peut admirer entre autre le premier train présidentiel du chili. Le musée d'histoires naturelles est très complet, on y trouve beaucoup de choses sur l'histoire des peuples, la géographie et les écosystèmes du Chili, mais il est quand même très agréable.
Après cette journée plutôt dure sous un soleil de plomb (au moins 35°C, j'ai du boire 3 litres d'eau et de coca...), je prends place dans le bus qui me mène à Valparaiso, j'ai hate!
Pour ça il faut passer les embouteillages monstres, ça klaxonne dans tous les sens pendant un bon moment, au moins l'autobus est climatisé et je vais arrêter de transpirer des litres.
Valparaiso
Arrivée à Valparaiso à la nuit, le terminal de bus est en effervescence, ça bouscule pas mal, je me fais un chemin jusqu'à la vente de billet. Une heure de queue au total pour les différentes compagnies, mais il ne reste plus une seule place pour les 4 prochains jours pour le nord du Chili...En plus c'est vraiment compliqué de se faire comprendre, personne ne parle un mot d'anglais, mais je viens d'apprendre un mot très utile suite à une petite mésentente avec un vendeur auquel je demande à quelle heure il y a un bus pour Calama le lendemain, 1er janvier:
-"a que hora hay un bus para calama, uno de enero"
-"para mañana?"
-"No, para CALAMA"
-"si, pero para mañana?"
...
Ca a continué comme ça un moment, mais j'ai fini par comprendre, mañana ça veut dire demain, je risque pas de l'oublier ce mot!
Bilan, je suis coincé ici, en plus j'ai pas d'hotel pour le lendemain et il est 22h30. Je prends un taxi pour le cerro conception, le gérant de l'hotel m'attend à l'entrée, il y a eu un problème avec la réservation, et pour le lendemain tout est complet, même les chambres à 100$ US la nuit...Il peut quand même me trouver une chambre chez une habitante, mais c'est à l'autre bout de la ville. On va venir me chercher, en attendant il me parle de Valparaiso, de tout ce qu'il y a à faire, à voir. Rosa, une suisse, et son copain Eduardo viennent me chercher, nous allons chez eux, cerro placeres. Romina, sa mère nous accueille. Bonne nouvelle, même si ça me coutera un peu cher, je pourrai rester chez elle demain soir. Il est minuit, j'ai faim mais je veux juste prendre une douche et dormir, on allume le chauffe eau à gaz, je papote un peu, et c'est parti. Finalement même si je suis coincé ici et que ça compromet mes plans de voyage, j'ai un toit alors c'est pas bien grave.
Réveil à 5h30, ultra motivé, le jour se lève à peine, une légère bruine recouvre la ville, au moins je n'ai pas trop chaud. Je me rends au terminal de bus en marchant, une heure de ballade en croisant des ivrognes se cognant contre les murs en marchant, des jeunes complètement saouls dormant torse nu par terre..c'est la carnaval depuis 10 jours, et ça se voit! Si je ne peux pas aller au nord, j'irai au sud. Je trouve un tiquet pour Puerto Montt, il reste 4 places pour le 1er janvier, je saute dessus. Retour à la maison avec un vieux taxi, très gentil, mais conduisant comme fangio, ça penche vraiment dans les virages, qu'il coupe allégrement...
De retour à la maison, je prends le petit déjeuner avec Romina, elle me raconte l'histoire de son fils, ses problèmes et me trouve très jeune pour ce que je fais. A 9h je pars arpenter la ville de nouveau, je commence par la plage, transformée en terrain de camping faute de logements disponibles en ville. Je prends ensuite le métro, vraiment moderne et très agréable avec sa vue sur le bord de mer. 30 minutes de marche pour gravir le cerro qui me mène à la Sebastiana, la maison de Pablo Neruda à Valparaiso. On y découvre encore une tonne de merveilles, des objets de toutes sortes (Neruda collectionnait à peu près tout ce qui existe), des peintures, une carte du monde vue par les français sous Louis XIV, très amusante.
Cette maison comme la Chascogna de Santiago a été conçue comme un bateau, mais sur la terre. Neruda, amoureux de la mer, ne s'y aventurait que dans son imaginaire.
A la sortie de la visite, je longe l'avenue Alemania (encore des noms allemands) jusqu'à la Plazza Sotomayor, superbes panoramas sur les collines de la ville. Il est maintenant temps d'empreinter les fameux acensores publics, vieux d'un siècle pour certains, et permettant d'acceder aux quartiers perchés sur les collines. Cerro conception, le quartier historique, je prends un repas dans un café branché à l'ambiance très bohème.
Je me mets ensuite à la recherche de Martin, mon contact français en stage à Valparaiso. Il habite dans une toute petite rue, mais je fini par le trouver en demandant mon chemin. Il me donne rendez vous le soir pour un BBQ avec ses amis avant d'aller voir le feu d'artifice sur le bord de mer. Je vadrouille tout l'après midi dans les ruelles étroites et pentues des vieux quartiers tout le monde est déjà prêt pour la fiesta! BBQ, musique, danse, bière, il est presque l'heure, nous descendons dans la ville basse voir les feux tirés dans toute la baie (il parait que c'est le deuxième plus grand feu d'artifice du monde) : impressionnant! Tout le monde s'embrasse, chante, danse sur la place Sotomayor. A la fin de concert, vers 2h du matin, je rentre à pied, de toute façon, ça va pas plus vite en bus vu les embouteillages. 1 bonne heure de marche soutenue par la côte, je suis épuisé (en regardant sur la carte j'ai marché 35 km aujourd'hui).
Ma propriétaire ne dort pas, nous buvons un verre de champagne puis je vais me coucher.
Réveil à 11h, la bouche pateuse et des confettis plein les cheveux...Douche, bagage puis long petit déjeuner avec Rosa, où j'apprends encore un peu plus à la connaître. Recontre avec un couple de Santiago, il parle français et pas anglais, et elle l'inverse, alors je répete tout ce que je dis dans les 2 langues.
A midi je pars pour Vina del Mar, grosse station balnéaire, sous un soleil de plomb. C'est un peu la Baule pour les français, pas franchement transcendant...
Je retourne à Valparaiso en fin d'après midi, mon bus pour Puerto Montt part à 18h15.
18h14: le bus doit partir dans une minute et je ne le vois toujours pas. Imaginez l'ambiance, amérique latine, la foule est très dense, tout le monde est chargé en bagage, ça bouscule. Aux renseignements on m'indique que les bus Condors (c'est mon transporteur, le moins cher) arrivent quais 1 à 6, ce qui ets déjà assez dur à surveiller, mais en plus il arrive quai 8...
Tout s'arrange, voyage sans encombre, on nous passe le professeur foldingue avec Eddy Murphy, les chiliens sont morts de rire, ensuite c'est un film roumain avec Wesley Snipes, je m'endors. pas très confortable quand même, les sièges ne sont pas vraiment inclinables, 14h de bus c'est long en classe fauché...Le chauffeur n'a pas le droit de dépasser 100km/h, alors dès qu'il le fait (dans les descentes souvent), une alarme retentie dans le bus et réveille tout le monde!
Puerto Montt
Arrivée au terminal de bus à 9h30, je me renseigne chez Tur Bus et Pullman pour Calama, aucune place...
Je marche pas loin de 2h en demandant mon chemin pour trouver mon auberge, la rue n'est pas sur ma carte. Je trouve finalement et tombe sur un homme bougon au premier abord mais charmant en fait, il me dit que c'est sa femme qui gère l'argent et que je verrai avec elle. Il me passe une clé et je pars vadrouiller. A la fenêtre il me crie "vive la France". Grand sentiment de liberté par cette belle journée, ça change du climat étouffant de Santiago et de la folie de Valparaiso. Je me renseigne pour partir en avion à Calama: classe éco à 450€, trop cher. Je vais peut être continuer à descendre et aller à CHiloe si ça continue. Au terminal de bus je réserve une excursion pour les volcans, et les lacs avec une traversée du lac todos los santos que je veux absolument voir: 7€ la journée avec un guide!
En allant à Angelmo, petit port de pêche pitoresque à 2km de la ville, je tombe sur une agence Condor bus (les moins chers, mais les moins confortables), ils ont des places pour Calama, 60€, 40h de voyage, c'est parti j'achete pour le jour suivant!
Almuerzo (repas du midi) à Angelmo, je croise des français avec leur vélo super équipés qui traversent l'amérique latine. Un pêcheur me fait faire le tour de la baie et me dépose sur Isla Tenglo, l'île en face de Puerto Montt.Ballade dans le village, petite pause sur la plage, les mouettes s'amusent sur fond de volcans; je grimpe au sommet de l'île, verdoyante prairie, j'ai l'impression d'être Robinson Crusoe et j'imagine déjà les travaux que j'entreprendrai si cette île m'appartenanait...
Retour avec la barque de pêcheur, commode comme transport public, petites courses au marché du coin et resto sympa et pas cher en ville. Quand je pense que Romina voulait aller dans le sud depuis 30 ans avec son mari, et que j'y suis maintenant, c'est étrange.
De retour à l'auberge, deux suisses m'offrent du vin, je passe un bout de la soirée avec elles, elles travaillent pour IBM et prennent une pause de 6 mois.
Il y a la télé à l'auberge, je regarde les chaînes chiliennes, on se plaint que les infos et les séries TV sont coupées par de la pub au Québec, mais ici, même les clips musicaux le sont...
Je me lève à 10h le lendemain, il fait froid dehors. Un petit déjeuner au guacamole m'attend (j'adore les "desayunos" chiliens). Je rencontre un allemand qui vient ici depuis 14 ans (il prend quand même toujours autant de coups de soleil, je suis pas le seul à être rouge comme une tomate, la couche d'ozone est mince et il faut absolument se protéger). Sa femme est de Puerto Montt, et il m'explique que beaucoup de choses ont changé en 14 ans, les buildings qui obstruent la vue des volcans, l'étalement urbain et le reste.
11h, mon rendez vous pour l'excursion à la gare des bus. Bernardo, le guide, 3 brésiliens de Sao Polo, un couple chilien-mexicain (il veut venir étudier à McGill, je lui laisse mes coordonnées), et une petite famille du coin. Journée de rêve, des images de volcans, de torents, de lacs, de campagne... Nous passons par Puerto Varas et son casino, c'est la premiere fois que je rentre dans un casino et c'est au bord du lac LLaquihue au Chili. Nous traversons Ensenada, le Parc national Vicente Perez Rosales avec ses pistes caillouteuses. Le volcan Osorno est splendide vue du lac todos los santos, nommé ainsi car découvert par des jésuites un 1er novembre (Toussaint).
Retour à Puerto Montt vers 20h, j'embarque pour Calama dans 1 h, et après c'est parti pour l'aventure avec 40h de paysages.
Premier arrêt à Puerto Varas, le chauffeur rentre dans la cabane à l'entrée du terminal de bus par l'arrière, puis tappe le quai avec l'avant. Il sort très énervé, mais plus de peur que de mal, on va pouvoir repartir. Nuit sans encombre, transfert à Santiago. Condor bus, c'est un peu le taxi collectif de la campagne, on s'arrête dans tous les patelins perdus le long de la route panaméricaine. On longe la mer, avant de rentrer dans les terres avec le désert qui progressivement change d'allure. Les 4 dernières heures sont un peu dures, ça n'avance pas, il fait très chaud, et ça sent vraiment mauvais (les toilettes du fond, et pourtant je suis au premier rang).
Calama
Arrivé à Calama, repas sur le pouce sur la place de l'église, des enceintes jouent des tubes pops (Robbie Williams, James Blunt...) ce qui est pas mal en décalage avec la ville et les gens. Je prend un collectivo pour Chuquicamata, ville existant uniquement pour et par la mine de cuivre de Codeco Norte: tout est superlatif, 24h/24, 365 jours par an, les camions géants arrachent la pierre riche en minerai de cuivre de la plus grande mine du monde. Les camions géants coutent plus de 20 000$US par heure, on comprend donc que chaque minute pendant lequel il ne tourne pas représente pas mal d'argent perdu . La société produit assez d'électricité pour alimenter Santiago, son cuivre est le plus pur du marché aussi, et son principal client est la Chine. On nous explique le process pour obtenir le produit fini, c'est long (2 semaines) et très couteux.
Je rencontre un couple de suisses qui traversent l'Amérique latine en moto, un sacré périple. Retour sur Calama, je trouve un hotel confortable, première douche en 3 jours. Sortie en ville le soir, c'est vivant, mais il n'y a rien à visiter. Je trouve un resto à 23h30, pas de soucis pour manger tard par ici.
Le lendemain matin, mon bus pour San Pedro de Atacama part à 8h30, 1h30 à 40km/h dès que ça monte, et ça monte pas mal, au passage , paysage lunaire, il n'y pas le moindre signe de vie, pas un brin d'herbe, juste des petites cabanes tous les km en mémoires des morts de la route.
San Pedro de Atacama
A la sortie du bus, c'est la course au logement, tout est rapidement plain, hiver comme été. Je trouve une chambre très rudimentaire, mais pas chère, ça fera l'affaire. Je réserve ensuite les tours pour les 3 prochains jours, l'indispensable à voir.
Almuerzo dans un resto français. En fait c'est pas encore ouvert, le proprio toulousain a acheté le lieu hier, je suis son premier client, et il me prépare un énorme faux-filet de boeuf. Je prend une grande citronade avec ça. Quand je lui explique que je vis à Montréal, il me dit qu'il a quitté Toulouse à 21 ans pour se marrier à une canadienne, il a vécu à Laval où il avait 2 brasseries, puis est parti au Chili, le nord puis le sud depuis 14 ans, et maintenant San Pedro. C'est l'agitation, les deux jeunes chiliens qui travaillent pour lui mettent en place les tables pour recevoir les autres clients .
Promenade dans la ville, mais je ne m'attarde pas, 40°C à l'ombre, air très sec et poussiéreux, le climat n'est pas propice aux ballades d'après midi. Je fais le tour du musée Gustave le Paige, prêtre belge qui a consacré une partie de sa vie à l'étude des atacamenos, les polupations indigènes de la région. On y expose des momies, des crânes déformés durant l'enfance pour marquer l'appartenance à une tribu.
Départ pour l'excursion. On commence par la vallée de la mort, où la NASA vient tester ses sondes martiennes. En chemin pour la vallée de la lune, plusieurs stop à des points de vue grandioses.
Couché de soleil sur paysage lunaire, même si on n'est vraiment pas seuls, ça reste unique.
Le soir, j'ai rendez vous pour une scéance d'astronomie avec un français, ancien chercheur au CNRS. Il nous accueille chez luipour nous expliquer le ciel, les ficelles pour comprendre comment ça marche et comment se repérer. Le ciel de l'Atacama est le plus pur du monde, mais des nuages viennent troubler la voie lactée. On peut quand même observer au travers des télescopes saturnes, orion, et tant d'autres choses, inoubliables. C'est plein d'étoiles dans les yeux que je vais me coucher, il est 2h du matin.
6h, réveil pour une journée autour du salar de Atacama. Cette mer de sel naturelle se forme par l'évaporation, elle permet au Chili de produire des tonnes de lithium entre autres. Quelques lagunes peu profondes servent d'abris pour les flamands roses. Visites des villages aux alentours, oasis Quebrada de Jere avec ses producteurs de figues. Repas au bord des lagunes de miniques, à 4500m d'altitude. Je recontre dans cett excursion un routard, vrai de vrai, qui fait à peu près tout ce qu'il y a à faire sur terre. Il voyage seul, depuis 40 ans, en plus d'une carrière dans la marine marchande, il a traversé plusieurs fois l'Afrique, l'Asie, dans des coins où il est désormais très dangereux de se rendre (Sri Lanka par exemple). Il a une anecdote sur presque tout, c'est vraiment sympa. Il a toujours son GPS sur lui et nous informe de notre position, notre altitude.
De retout à San Pedro, deux jeunes américains me proposent une place dans leur van pour l'Argentine, c'est vraiment tentant, mais j'ai déjà payé une excursion pour le lendemain, et surtout, je dois rentrer sur Montreal (je vais déjà rentrer après la reprise...). Je me couche tôt, demain c'est les geysers du tatio et on part à 4h du matin.
3h30, levé assez dur, il fait froid et, en plus de l'altitude, l'air est tellement sec que les nuits ne sont pas de tout repos. Les allemandes qui font le tour avec moi me regardent comme un martien, je suis en short, il fait jusqu'à -15°C là où nous nous rendons, mais à cette période de l'année c'est plutôt -5°C. 2h45 de pistes en montagne, ça bouge dans tous les sens , et c'est vraiment dangereux, réservé aux pilotes confirmé.
7h, le soleil va se levé dans quelques minutes, nous sommes chanceux, il ne fait que 0°C, enfin, j'ai quand même les jambes à l'air...
Au levé du jour, les geysers se réveillent, vraiment spectaculaire. Il y a même un geysers minuté, il s'endort toutes les 3 minutes pour se réveiller de plus belle. On sent le sol battre sous nos pieds, car nous sommes sur une centaine de mètres de roches poreuse gorgée d'eau bouillante, chauffée par des centaines de mètres de laves en dessous. Avec l'altitude l'eau boue à 80°C, et il est facile de se retrouver brulé vif si l'on ne prend pas garde. D'ailleurs, le French geyser est gardé en permanence, il porte ce nom car un français est tombé dedans, brulé vif, il en est mort. Il y a aussi un réservoir qui, par un jeu de lumière, créé une aura autour de l'ombre de la personne qui se regarde dedans, la couleur de l'aura est sensée représenter les vibrations du cobaye: verdict pour moi (et pour tout le monde) couleur orangée, bon karma.
C'est ensuite l'heure du bain dans la piscine naturelle, attention à ne pas toucher le fond à certains endroits, sinon c'est brûlure de doigt de pied assuré , la roche au fond est extremement chaude. Je me met de la terre sur le visage, il parait qu'elle est bonne pour le teint (j'ai plutôt l'impression de ressembler à un commando d'élite), en tout je barbotte pendant un bout de temps, en fait, je suis le dernier à sortir, avec un retour à la réalité, froide. Je saute dans mes vetements, on part voir les bergers de Chiu Chiu. Ce petit village habrite la plus vieille église de la région, cadeau des conquistadors selon le plan de colonisation habituel: massacre pour l'exemple, conversion forcée au christianisme, interdiction des coutumes ancestrales, et obligation de parler espagnol. On croise quelques lamas, dont un bébé. Ils ont tous des fils de laine de couleur attachés à l'oreille, c'est en fait la marque de leur propriétaire (ça ne servirait à rien de les marquer, leur laine recouvrirai rapidement le symbole).
Le retour à la maison
A San Pedro, je prend un bus pour Calama, où j'achète un billet sur Sky Airlines, moitié moins cher que la compagnie nationale LAN. Le vol part le lendemain à 8h. Le temps de passer une bonne nuit, avec un taux d'humidité normal.
6h, je pars pour l'aéroport en taxi, c'est tout petit, le soleil se lève sur l'unique piste et les 3 avions qui vont en décoller. Escale à Antofagasta, gros port commercial d'où la Bolivie envoie toutes ses marchandises. Du ciel, on voit clairement les nuages arrêtés par la chaine de montagne qui borde la côte, d'où le désert de l'Atacama.
Arrivée à Santiago vers 10h, je passe la journée à attendre à l'aéroport, tous les vols sont pleins, près de cents passagers se retrouvent sur le carreau, tous les américains partent au Chili ou en Argentine à cette époque, si je ne pars pas ce soir, je suis coincé pour au moins 5 jours...je me rends à l'évidence il va falloir passer à la caisse, j'achete un billet sur American Airlines pour Dallas, il est antidaté car le vol part dans 30 minutes qu'on accepte plus de passagers. Je n'ai pas de bagages en soute, c'est la seule raison pour laquelle j'ai pu négocier un traitement de faveur. J'ai la toute dernière place de l'avion, je m'assoie, on décolle. A Dallas, un petit goût de Texas (du genre les aimants à frigo "Don't mess with Texas", ou les bottes de cowboys en cuir estampillée "Who cares about the rest?"), j'ai même failli accueillir les troupes rentrant d'Irak avec un drapeau, mais je trouvais que ça faisait beaucoup. Au passage du filtre de sécurité, bingo, j'ai 4"S" sur mon billet, ce qui veut dire fouille intégrale, je passe dans une machine qui envoie des jets d'air comprimé, puis on me fait attendre entre 4 poteaux, une petite cloture carrée de 1m de côté, le tout pied nu. On vient enfin me chercher, pour passer chacune de mes chaussettes au détecteur d'explosif...
Vol vers Montréal agréable, on passe au dessus du centre ville de Dallas, puis des quartier résidentiels, géométrie interessante.
Montréal, 20h, il neige, je me suis à la maison!
J'arrive à Santiago du Chili en provenance de Paris CDG le jeudi 28 décembre par une belle journée et un vol de 14h. J'avais lu que l'influence allemande était très importante, et on la ressent dès l'aéroport vu le nombre de touristes allemenands. A la sortie je prend le bus local, pratique et pas cher, direction le centre ville. Là, je ne perd pas une seconde, toute une ville à découvrir! Je commence par une ballade dans le centre historique, la Plazza de Arma avec ses joueurs d'échec, ses vendeurs de fleurs et son sapin de Noel géant. La grande statue de cavalier représente Pedro de Valdivia, le conquistador qui a fondé santiago ainsi que de nombreuses autres villes au Chili.
J'enchaine ensuite avec la cathédrale, le Museo historico nacional où l'on trouve pelle-mele une comparaison entre les armes des espagnols et des indiens, l'ancêtre du sac de couchage en cuir, de belles peintures, des maquettes etc...
Je continue ma promenade avec l'ex Congreso national, le tribunal de justice, la plus haute juridiction de l'Etat, où les policiers sont très aimables avec moi et me gardent mes bagages pendant ma visite. Le plus beau musée est sans nul doute le Museo de arte précolombiano, qui retrace toutes les cultures indiennes d'amérique centrale et du sud à grand renfort de statues, objets de culte, poteries, on peut y voir des momies minuscules, les plus vieilles du monde, 2000 ans avant celles d'Egypte. L'empire Inca est aussi évoqué, en particulier avec des objets du jeu de balle, au cours duquel l'équipe perdante était...décapitée. Une salle plus obscure permet de voir des casques de guerre indiens, c'est comme dans Tintin et le temple du soleil.
Le tristement célèbre palais de la Moneda est fermée au public, un fou a voulu se baigner dans la fontaine, la sécurité est imposante.
Je vais ensuite me ballader dans le quartier Bellavista, très vivant et plein de jeunes à des terrasses de café. C'est dans ce cadre que Pablo Neruda a établi sa maison de ville, la Chascogna. Visite géniale, le guide parle toutes les langues, il est vraiment dynamique et a une grande passion pour Neruda.
Après 40 minutes ed visite je pars pour le cerro san Cristobal (le saint patron des voyageurs!), une sorte de montagne dans la ville, on y trouve un zoo, une piscine, des chemins de ballades. C'est en fait le plus grand parc urbain du monde (trois fois central Park à NY). On y accède en funiculaire, le panorama en haut est superbe, la descente en téléphérique par l'autre flanc réserve aussi de beaux points de vue. Des sportifs montent et descendent le cerra à vélo, certains le tentent en trotinettes sans guidon, très instable comme engin.
Je me retrouve dans le quartier Providencia, le quartier riche, avec des rues propres et ombragées, tout le monde se ballade avec un ou plusieurs chiens. Je termine dans un resto très sympa, j'ai bien mérité un bon repas après cette journée.
Retour à l'auberge vers minuit, il fait très chaud, pas de ventilateur, la nuit va être dure.
Je suis levé vers 9h le lendemain, une douche, les infos sur internet et c'est parti! Je me promène dans le cerro Santa Lucia et les environs, au mercado central, super ambiance, je prends un bon repas chez Donde Augusto, saumon grillé et salade chilienne, avec une bonne bière de Punta Arenas, des chanteurs reprennent les standards chiliens avec la guitarre. L'après midi je fais le tour du museo ferro, où l'on peut admirer entre autre le premier train présidentiel du chili. Le musée d'histoires naturelles est très complet, on y trouve beaucoup de choses sur l'histoire des peuples, la géographie et les écosystèmes du Chili, mais il est quand même très agréable.
Après cette journée plutôt dure sous un soleil de plomb (au moins 35°C, j'ai du boire 3 litres d'eau et de coca...), je prends place dans le bus qui me mène à Valparaiso, j'ai hate!
Pour ça il faut passer les embouteillages monstres, ça klaxonne dans tous les sens pendant un bon moment, au moins l'autobus est climatisé et je vais arrêter de transpirer des litres.
Valparaiso
Arrivée à Valparaiso à la nuit, le terminal de bus est en effervescence, ça bouscule pas mal, je me fais un chemin jusqu'à la vente de billet. Une heure de queue au total pour les différentes compagnies, mais il ne reste plus une seule place pour les 4 prochains jours pour le nord du Chili...En plus c'est vraiment compliqué de se faire comprendre, personne ne parle un mot d'anglais, mais je viens d'apprendre un mot très utile suite à une petite mésentente avec un vendeur auquel je demande à quelle heure il y a un bus pour Calama le lendemain, 1er janvier:
-"a que hora hay un bus para calama, uno de enero"
-"para mañana?"
-"No, para CALAMA"
-"si, pero para mañana?"
...
Ca a continué comme ça un moment, mais j'ai fini par comprendre, mañana ça veut dire demain, je risque pas de l'oublier ce mot!
Bilan, je suis coincé ici, en plus j'ai pas d'hotel pour le lendemain et il est 22h30. Je prends un taxi pour le cerro conception, le gérant de l'hotel m'attend à l'entrée, il y a eu un problème avec la réservation, et pour le lendemain tout est complet, même les chambres à 100$ US la nuit...Il peut quand même me trouver une chambre chez une habitante, mais c'est à l'autre bout de la ville. On va venir me chercher, en attendant il me parle de Valparaiso, de tout ce qu'il y a à faire, à voir. Rosa, une suisse, et son copain Eduardo viennent me chercher, nous allons chez eux, cerro placeres. Romina, sa mère nous accueille. Bonne nouvelle, même si ça me coutera un peu cher, je pourrai rester chez elle demain soir. Il est minuit, j'ai faim mais je veux juste prendre une douche et dormir, on allume le chauffe eau à gaz, je papote un peu, et c'est parti. Finalement même si je suis coincé ici et que ça compromet mes plans de voyage, j'ai un toit alors c'est pas bien grave.
Réveil à 5h30, ultra motivé, le jour se lève à peine, une légère bruine recouvre la ville, au moins je n'ai pas trop chaud. Je me rends au terminal de bus en marchant, une heure de ballade en croisant des ivrognes se cognant contre les murs en marchant, des jeunes complètement saouls dormant torse nu par terre..c'est la carnaval depuis 10 jours, et ça se voit! Si je ne peux pas aller au nord, j'irai au sud. Je trouve un tiquet pour Puerto Montt, il reste 4 places pour le 1er janvier, je saute dessus. Retour à la maison avec un vieux taxi, très gentil, mais conduisant comme fangio, ça penche vraiment dans les virages, qu'il coupe allégrement...
De retour à la maison, je prends le petit déjeuner avec Romina, elle me raconte l'histoire de son fils, ses problèmes et me trouve très jeune pour ce que je fais. A 9h je pars arpenter la ville de nouveau, je commence par la plage, transformée en terrain de camping faute de logements disponibles en ville. Je prends ensuite le métro, vraiment moderne et très agréable avec sa vue sur le bord de mer. 30 minutes de marche pour gravir le cerro qui me mène à la Sebastiana, la maison de Pablo Neruda à Valparaiso. On y découvre encore une tonne de merveilles, des objets de toutes sortes (Neruda collectionnait à peu près tout ce qui existe), des peintures, une carte du monde vue par les français sous Louis XIV, très amusante.
A la sortie de la visite, je longe l'avenue Alemania (encore des noms allemands) jusqu'à la Plazza Sotomayor, superbes panoramas sur les collines de la ville. Il est maintenant temps d'empreinter les fameux acensores publics, vieux d'un siècle pour certains, et permettant d'acceder aux quartiers perchés sur les collines. Cerro conception, le quartier historique, je prends un repas dans un café branché à l'ambiance très bohème.
Je me mets ensuite à la recherche de Martin, mon contact français en stage à Valparaiso. Il habite dans une toute petite rue, mais je fini par le trouver en demandant mon chemin. Il me donne rendez vous le soir pour un BBQ avec ses amis avant d'aller voir le feu d'artifice sur le bord de mer. Je vadrouille tout l'après midi dans les ruelles étroites et pentues des vieux quartiers tout le monde est déjà prêt pour la fiesta! BBQ, musique, danse, bière, il est presque l'heure, nous descendons dans la ville basse voir les feux tirés dans toute la baie (il parait que c'est le deuxième plus grand feu d'artifice du monde) : impressionnant! Tout le monde s'embrasse, chante, danse sur la place Sotomayor. A la fin de concert, vers 2h du matin, je rentre à pied, de toute façon, ça va pas plus vite en bus vu les embouteillages. 1 bonne heure de marche soutenue par la côte, je suis épuisé (en regardant sur la carte j'ai marché 35 km aujourd'hui).
Ma propriétaire ne dort pas, nous buvons un verre de champagne puis je vais me coucher.
Réveil à 11h, la bouche pateuse et des confettis plein les cheveux...Douche, bagage puis long petit déjeuner avec Rosa, où j'apprends encore un peu plus à la connaître. Recontre avec un couple de Santiago, il parle français et pas anglais, et elle l'inverse, alors je répete tout ce que je dis dans les 2 langues.
A midi je pars pour Vina del Mar, grosse station balnéaire, sous un soleil de plomb. C'est un peu la Baule pour les français, pas franchement transcendant...
Je retourne à Valparaiso en fin d'après midi, mon bus pour Puerto Montt part à 18h15.
18h14: le bus doit partir dans une minute et je ne le vois toujours pas. Imaginez l'ambiance, amérique latine, la foule est très dense, tout le monde est chargé en bagage, ça bouscule. Aux renseignements on m'indique que les bus Condors (c'est mon transporteur, le moins cher) arrivent quais 1 à 6, ce qui ets déjà assez dur à surveiller, mais en plus il arrive quai 8...
Tout s'arrange, voyage sans encombre, on nous passe le professeur foldingue avec Eddy Murphy, les chiliens sont morts de rire, ensuite c'est un film roumain avec Wesley Snipes, je m'endors. pas très confortable quand même, les sièges ne sont pas vraiment inclinables, 14h de bus c'est long en classe fauché...Le chauffeur n'a pas le droit de dépasser 100km/h, alors dès qu'il le fait (dans les descentes souvent), une alarme retentie dans le bus et réveille tout le monde!
Puerto Montt
Arrivée au terminal de bus à 9h30, je me renseigne chez Tur Bus et Pullman pour Calama, aucune place...
Je marche pas loin de 2h en demandant mon chemin pour trouver mon auberge, la rue n'est pas sur ma carte. Je trouve finalement et tombe sur un homme bougon au premier abord mais charmant en fait, il me dit que c'est sa femme qui gère l'argent et que je verrai avec elle. Il me passe une clé et je pars vadrouiller. A la fenêtre il me crie "vive la France". Grand sentiment de liberté par cette belle journée, ça change du climat étouffant de Santiago et de la folie de Valparaiso. Je me renseigne pour partir en avion à Calama: classe éco à 450€, trop cher. Je vais peut être continuer à descendre et aller à CHiloe si ça continue. Au terminal de bus je réserve une excursion pour les volcans, et les lacs avec une traversée du lac todos los santos que je veux absolument voir: 7€ la journée avec un guide!
En allant à Angelmo, petit port de pêche pitoresque à 2km de la ville, je tombe sur une agence Condor bus (les moins chers, mais les moins confortables), ils ont des places pour Calama, 60€, 40h de voyage, c'est parti j'achete pour le jour suivant!
Almuerzo (repas du midi) à Angelmo, je croise des français avec leur vélo super équipés qui traversent l'amérique latine. Un pêcheur me fait faire le tour de la baie et me dépose sur Isla Tenglo, l'île en face de Puerto Montt.Ballade dans le village, petite pause sur la plage, les mouettes s'amusent sur fond de volcans; je grimpe au sommet de l'île, verdoyante prairie, j'ai l'impression d'être Robinson Crusoe et j'imagine déjà les travaux que j'entreprendrai si cette île m'appartenanait...
Retour avec la barque de pêcheur, commode comme transport public, petites courses au marché du coin et resto sympa et pas cher en ville. Quand je pense que Romina voulait aller dans le sud depuis 30 ans avec son mari, et que j'y suis maintenant, c'est étrange.
De retour à l'auberge, deux suisses m'offrent du vin, je passe un bout de la soirée avec elles, elles travaillent pour IBM et prennent une pause de 6 mois.
Il y a la télé à l'auberge, je regarde les chaînes chiliennes, on se plaint que les infos et les séries TV sont coupées par de la pub au Québec, mais ici, même les clips musicaux le sont...
Je me lève à 10h le lendemain, il fait froid dehors. Un petit déjeuner au guacamole m'attend (j'adore les "desayunos" chiliens). Je rencontre un allemand qui vient ici depuis 14 ans (il prend quand même toujours autant de coups de soleil, je suis pas le seul à être rouge comme une tomate, la couche d'ozone est mince et il faut absolument se protéger). Sa femme est de Puerto Montt, et il m'explique que beaucoup de choses ont changé en 14 ans, les buildings qui obstruent la vue des volcans, l'étalement urbain et le reste.
11h, mon rendez vous pour l'excursion à la gare des bus. Bernardo, le guide, 3 brésiliens de Sao Polo, un couple chilien-mexicain (il veut venir étudier à McGill, je lui laisse mes coordonnées), et une petite famille du coin. Journée de rêve, des images de volcans, de torents, de lacs, de campagne... Nous passons par Puerto Varas et son casino, c'est la premiere fois que je rentre dans un casino et c'est au bord du lac LLaquihue au Chili. Nous traversons Ensenada, le Parc national Vicente Perez Rosales avec ses pistes caillouteuses. Le volcan Osorno est splendide vue du lac todos los santos, nommé ainsi car découvert par des jésuites un 1er novembre (Toussaint).
Retour à Puerto Montt vers 20h, j'embarque pour Calama dans 1 h, et après c'est parti pour l'aventure avec 40h de paysages.
Premier arrêt à Puerto Varas, le chauffeur rentre dans la cabane à l'entrée du terminal de bus par l'arrière, puis tappe le quai avec l'avant. Il sort très énervé, mais plus de peur que de mal, on va pouvoir repartir. Nuit sans encombre, transfert à Santiago. Condor bus, c'est un peu le taxi collectif de la campagne, on s'arrête dans tous les patelins perdus le long de la route panaméricaine. On longe la mer, avant de rentrer dans les terres avec le désert qui progressivement change d'allure. Les 4 dernières heures sont un peu dures, ça n'avance pas, il fait très chaud, et ça sent vraiment mauvais (les toilettes du fond, et pourtant je suis au premier rang).
Calama
Arrivé à Calama, repas sur le pouce sur la place de l'église, des enceintes jouent des tubes pops (Robbie Williams, James Blunt...) ce qui est pas mal en décalage avec la ville et les gens. Je prend un collectivo pour Chuquicamata, ville existant uniquement pour et par la mine de cuivre de Codeco Norte: tout est superlatif, 24h/24, 365 jours par an, les camions géants arrachent la pierre riche en minerai de cuivre de la plus grande mine du monde. Les camions géants coutent plus de 20 000$US par heure, on comprend donc que chaque minute pendant lequel il ne tourne pas représente pas mal d'argent perdu . La société produit assez d'électricité pour alimenter Santiago, son cuivre est le plus pur du marché aussi, et son principal client est la Chine. On nous explique le process pour obtenir le produit fini, c'est long (2 semaines) et très couteux.
Je rencontre un couple de suisses qui traversent l'Amérique latine en moto, un sacré périple. Retour sur Calama, je trouve un hotel confortable, première douche en 3 jours. Sortie en ville le soir, c'est vivant, mais il n'y a rien à visiter. Je trouve un resto à 23h30, pas de soucis pour manger tard par ici.
Le lendemain matin, mon bus pour San Pedro de Atacama part à 8h30, 1h30 à 40km/h dès que ça monte, et ça monte pas mal, au passage , paysage lunaire, il n'y pas le moindre signe de vie, pas un brin d'herbe, juste des petites cabanes tous les km en mémoires des morts de la route.
San Pedro de Atacama
A la sortie du bus, c'est la course au logement, tout est rapidement plain, hiver comme été. Je trouve une chambre très rudimentaire, mais pas chère, ça fera l'affaire. Je réserve ensuite les tours pour les 3 prochains jours, l'indispensable à voir.
Almuerzo dans un resto français. En fait c'est pas encore ouvert, le proprio toulousain a acheté le lieu hier, je suis son premier client, et il me prépare un énorme faux-filet de boeuf. Je prend une grande citronade avec ça. Quand je lui explique que je vis à Montréal, il me dit qu'il a quitté Toulouse à 21 ans pour se marrier à une canadienne, il a vécu à Laval où il avait 2 brasseries, puis est parti au Chili, le nord puis le sud depuis 14 ans, et maintenant San Pedro. C'est l'agitation, les deux jeunes chiliens qui travaillent pour lui mettent en place les tables pour recevoir les autres clients .
Promenade dans la ville, mais je ne m'attarde pas, 40°C à l'ombre, air très sec et poussiéreux, le climat n'est pas propice aux ballades d'après midi. Je fais le tour du musée Gustave le Paige, prêtre belge qui a consacré une partie de sa vie à l'étude des atacamenos, les polupations indigènes de la région. On y expose des momies, des crânes déformés durant l'enfance pour marquer l'appartenance à une tribu.
Départ pour l'excursion. On commence par la vallée de la mort, où la NASA vient tester ses sondes martiennes. En chemin pour la vallée de la lune, plusieurs stop à des points de vue grandioses.
Le soir, j'ai rendez vous pour une scéance d'astronomie avec un français, ancien chercheur au CNRS. Il nous accueille chez luipour nous expliquer le ciel, les ficelles pour comprendre comment ça marche et comment se repérer. Le ciel de l'Atacama est le plus pur du monde, mais des nuages viennent troubler la voie lactée. On peut quand même observer au travers des télescopes saturnes, orion, et tant d'autres choses, inoubliables. C'est plein d'étoiles dans les yeux que je vais me coucher, il est 2h du matin.
6h, réveil pour une journée autour du salar de Atacama. Cette mer de sel naturelle se forme par l'évaporation, elle permet au Chili de produire des tonnes de lithium entre autres. Quelques lagunes peu profondes servent d'abris pour les flamands roses. Visites des villages aux alentours, oasis Quebrada de Jere avec ses producteurs de figues. Repas au bord des lagunes de miniques, à 4500m d'altitude. Je recontre dans cett excursion un routard, vrai de vrai, qui fait à peu près tout ce qu'il y a à faire sur terre. Il voyage seul, depuis 40 ans, en plus d'une carrière dans la marine marchande, il a traversé plusieurs fois l'Afrique, l'Asie, dans des coins où il est désormais très dangereux de se rendre (Sri Lanka par exemple). Il a une anecdote sur presque tout, c'est vraiment sympa. Il a toujours son GPS sur lui et nous informe de notre position, notre altitude.
De retout à San Pedro, deux jeunes américains me proposent une place dans leur van pour l'Argentine, c'est vraiment tentant, mais j'ai déjà payé une excursion pour le lendemain, et surtout, je dois rentrer sur Montreal (je vais déjà rentrer après la reprise...). Je me couche tôt, demain c'est les geysers du tatio et on part à 4h du matin.
3h30, levé assez dur, il fait froid et, en plus de l'altitude, l'air est tellement sec que les nuits ne sont pas de tout repos. Les allemandes qui font le tour avec moi me regardent comme un martien, je suis en short, il fait jusqu'à -15°C là où nous nous rendons, mais à cette période de l'année c'est plutôt -5°C. 2h45 de pistes en montagne, ça bouge dans tous les sens , et c'est vraiment dangereux, réservé aux pilotes confirmé.
7h, le soleil va se levé dans quelques minutes, nous sommes chanceux, il ne fait que 0°C, enfin, j'ai quand même les jambes à l'air...
Au levé du jour, les geysers se réveillent, vraiment spectaculaire. Il y a même un geysers minuté, il s'endort toutes les 3 minutes pour se réveiller de plus belle. On sent le sol battre sous nos pieds, car nous sommes sur une centaine de mètres de roches poreuse gorgée d'eau bouillante, chauffée par des centaines de mètres de laves en dessous. Avec l'altitude l'eau boue à 80°C, et il est facile de se retrouver brulé vif si l'on ne prend pas garde. D'ailleurs, le French geyser est gardé en permanence, il porte ce nom car un français est tombé dedans, brulé vif, il en est mort. Il y a aussi un réservoir qui, par un jeu de lumière, créé une aura autour de l'ombre de la personne qui se regarde dedans, la couleur de l'aura est sensée représenter les vibrations du cobaye: verdict pour moi (et pour tout le monde) couleur orangée, bon karma.
C'est ensuite l'heure du bain dans la piscine naturelle, attention à ne pas toucher le fond à certains endroits, sinon c'est brûlure de doigt de pied assuré , la roche au fond est extremement chaude. Je me met de la terre sur le visage, il parait qu'elle est bonne pour le teint (j'ai plutôt l'impression de ressembler à un commando d'élite), en tout je barbotte pendant un bout de temps, en fait, je suis le dernier à sortir, avec un retour à la réalité, froide. Je saute dans mes vetements, on part voir les bergers de Chiu Chiu. Ce petit village habrite la plus vieille église de la région, cadeau des conquistadors selon le plan de colonisation habituel: massacre pour l'exemple, conversion forcée au christianisme, interdiction des coutumes ancestrales, et obligation de parler espagnol. On croise quelques lamas, dont un bébé. Ils ont tous des fils de laine de couleur attachés à l'oreille, c'est en fait la marque de leur propriétaire (ça ne servirait à rien de les marquer, leur laine recouvrirai rapidement le symbole).
Le retour à la maison
A San Pedro, je prend un bus pour Calama, où j'achète un billet sur Sky Airlines, moitié moins cher que la compagnie nationale LAN. Le vol part le lendemain à 8h. Le temps de passer une bonne nuit, avec un taux d'humidité normal.
6h, je pars pour l'aéroport en taxi, c'est tout petit, le soleil se lève sur l'unique piste et les 3 avions qui vont en décoller. Escale à Antofagasta, gros port commercial d'où la Bolivie envoie toutes ses marchandises. Du ciel, on voit clairement les nuages arrêtés par la chaine de montagne qui borde la côte, d'où le désert de l'Atacama.
Arrivée à Santiago vers 10h, je passe la journée à attendre à l'aéroport, tous les vols sont pleins, près de cents passagers se retrouvent sur le carreau, tous les américains partent au Chili ou en Argentine à cette époque, si je ne pars pas ce soir, je suis coincé pour au moins 5 jours...je me rends à l'évidence il va falloir passer à la caisse, j'achete un billet sur American Airlines pour Dallas, il est antidaté car le vol part dans 30 minutes qu'on accepte plus de passagers. Je n'ai pas de bagages en soute, c'est la seule raison pour laquelle j'ai pu négocier un traitement de faveur. J'ai la toute dernière place de l'avion, je m'assoie, on décolle. A Dallas, un petit goût de Texas (du genre les aimants à frigo "Don't mess with Texas", ou les bottes de cowboys en cuir estampillée "Who cares about the rest?"), j'ai même failli accueillir les troupes rentrant d'Irak avec un drapeau, mais je trouvais que ça faisait beaucoup. Au passage du filtre de sécurité, bingo, j'ai 4"S" sur mon billet, ce qui veut dire fouille intégrale, je passe dans une machine qui envoie des jets d'air comprimé, puis on me fait attendre entre 4 poteaux, une petite cloture carrée de 1m de côté, le tout pied nu. On vient enfin me chercher, pour passer chacune de mes chaussettes au détecteur d'explosif...
Vol vers Montréal agréable, on passe au dessus du centre ville de Dallas, puis des quartier résidentiels, géométrie interessante.
Montréal, 20h, il neige, je me suis à la maison!
mardi, octobre 24, 2006
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